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Marronnier des métiers

Un peu de courtoisie ne peut pas nuire…

Traducteurs : planification et prévisionnel comptable

Google+ et iPhone : désactiver Instant Upload

Marronnier des métiers

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Vous commencez à me connaître, le forum d’orientation, c’est mon marronnier d’hiver. Pour la troisième année, j’ai participé hier à celui de Lunay (41) avec mon confrère G. Vraiment, j’aime bien ces manifestations. On pourrait croire que c’est répétitif, mais il y a toujours de l’inattendu. Instruite par l’expérience, je m’étais notamment préparée à répondre à des questions sur la langue des signes mais pas sur ce qu’on gagne dans ce métier (ils sont en 3e, commencent à peine à réfléchir à leur orientation, l’argent n’est pas encore une préoccupation pour eux…) Perdu ! Pour une fois, personne ne s’est intéressé à la LSF, et beaucoup nous ont demandé « quel est le salaire minimum quand on débute, et en fin de carrière ? » Il a fallu improviser, expliquer que la plupart des traducteurs travaillent à leur compte, etc.

Nous avons renseigné 79 élèves, qui se souviendront peut-être un jour, dans leur carrière future même s’ils ne deviennent pas traducteurs, qu’on traduit vers sa langue maternelle (mon dada). Une jeune fille a semblé avoir une vraie révélation à cette annonce : « Alors vous, vous ne traduisez que vers le français, et vous, que vers l’italien ?! » Elle n’en revenait pas. D’autres ont semblé soulagés, ne se sentant pas assez à l’aise dans leur langue B pour l’utiliser comme langue cible.

Florilège de demandes ou réflexions déconcertantes :

« Bonjour, on vient vous voir parce qu’on ne sait pas comment ça marche, le forum. Qu’est-ce qu’on doit faire ? »

« Bonjour, je n’ai pas de question à vous poser. Que pouvez-vous me dire ? »

« Qu’est-ce que vous avez fait comme études ? » (Hum… nous sommes un exemple atypique. Si vous voulez savoir ce que VOUS devriez faire comme études, voici ce que nous vous conseillons…)

« Et ça gagne bien ? » (sic)

« J’ai écouté les questions de XX, c’est toutes celles que je voulais poser. Vous pouvez me signer mon papier ? » (Ils doivent faire signer une fiche par les professionnels rencontrés.)

« Qu’est-ce qu’il faut faire pour être journaliste ? » « La journaliste, c’est à côté, elle sera là cet après-midi. Nous, nous sommes traducteurs » « Ah ? Bon. Qu’est-ce qu’il faut faire pour être traducteur ? »

« La traduction m’intéresse parce que (…) je ne supporterais pas de rester toute la journée devant un ordi, je pèterais les plombs tout de suite. » (Ah…)

« En quoi ça consiste, traducteur-journaliste ? » (Nous partageons notre stand avec une journaliste et le plan remis aux élèves indique donc « Traducteurs – Journalistes »)

 

Et puis il y a les élèves pour qui j’ai toujours envie de revenir, ceux chez qui je sens déjà une véritable motivation, presque un projet. Souvent, ils ont grandi avec plusieurs langues et ont bien compris que c’était un atout. Ils nous demandent quelle langue supplémentaire ils ont intérêt à apprendre, s’il est judicieux de voyager, de séjourner à l’étranger… Leurs interrogations sont pertinentes, on est heureux de pouvoir leur fournir des indications utiles.

C’est toujours enrichissant, je prends des notes pour être mieux préparée l’année prochaine (mais combien on gagne, dans ce métier ?), je me promets de me renseigner sur les lycées qui proposent une section européenne dans la région et de prévoir un pull supplémentaire.

Sur l’organisation, grosse petite déception : d’habitude (et, me confirme G., depuis que ce forum existe), les professionnels qui ont accepté de consacrer bénévolement une journée entière à cet événement sont invités à déjeuner. C’est-à-dire que le lycée hôtelier nous concocte avec talent des petits fours pour l’apéritif et un buffet à se damner. Même si on ne vient pas que pour ça, on apprécie énormément. Or cette année, le repas était payant et ne devait rien à l’expertise des élèves du lycée Ampère. Et il n’y avait pas d’apéritif. Un plateau-repas bon mais sans prétention. Dommage dommage.

Sophie, le 8 février 2013

Un peu de courtoisie ne peut pas nuire…

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…il arrive même que ce soit payant !

Ou : De l’intérêt d’envisager les conséquences de nos comportements à moyen, voire long terme

Voici quelques semaines, j’étais assez remontée contre un de mes clients, une agence avec qui je travaille depuis (très) longtemps, et qui m’a fait la mauvaise surprise de ne pas m’informer de sa mise en liquidation judiciaire. J’ai appris la situation, ironie, alors que je venais de livrer une traduction un peu conséquente.

Pour remettre les choses en perspective, je sais que mon client n’était pas tenu de m’annoncer ses difficultés et qu’il lui avait sans doute été conseillé de ne pas le faire pour éviter qu’une perte de confiance de ses partenaires accélère sa chute. Mais à l’idée que mes deux dernières factures ne me seront payées, dans le meilleur des cas, qu’aux calendes grecques, forcément, j’étais un peu agacée (euphémisme).

Au point qu’après ça, j’avais vraiment envie d’envoyer promener la chef de projet de ce client quand elle me proposait un travail (l’agence a été rachetée et l’activité, maintenue), tentée que j’étais de mettre tout le monde dans le même sac : le patron, les employés, le mandataire judiciaire et tous leurs ayants-droit sur huit générations.

Malgré tout, je suis une personne modérée, et je l’aimais bien, cette chef de projet. Elle a toujours un mot gentil, me remercie systématiquement d’accepter ses traductions, s’implique dans la résolution des problèmes techniques le cas échéant, bref, j’appréciais de travailler avec elle. En outre, elle n’était pas responsable de ma mésaventure.

Aussi, j’ai continué à lui répondre poliment, je lui ai présenté mes bons voeux pour la nouvelle année, et je ne l’ai pas vouée aux cinq cent mille diables.

À quelque temps de là, je reçois un e-mail d’une autre agence (pour qui je n’avais jamais travaillé) qui me propose une traduction très intéressante, tant en termes de contenu que de volume (montant de la facture = 7 x celui de mes deux créances en souffrance). Vous me voyez arriver ? C’était ma chef de projet qui m’avait recommandée.

Je ne peux pas m’empêcher de penser que si je m’étais montrée simplement froide avec cette dame, elle aurait pu donner un autre nom que le mien. Alors que maintenant, j’ai un nouveau client. Grâce à elle.

Conclusion : savoir être aimable en toutes circonstances peut ouvrir des portes !

Sophie, le 24 janvier 2013

Traducteurs : planification et prévisionnel comptable

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Une nouvelle année commence, j’espère que vous êtes comme moi, prêts à conquérir le monde en 2013 !

Pour vous y aider et vous faciliter certaines tâches administratives, je viens de mettre en ligne mon outil de planification pour 2013 et une version générique de mon prévisionnel comptable, toujours au format Excel 2007.

Pour une description de l’outil de planification : cliquez ici ou encore là.

Pour une description du prévisionnel comptable : cliquez ici.

Pour télécharger ces deux fichiers, c’est par ici.

Je vous souhaite à tous une année 2013 florissante et prospère !

Sophie, le 3 janvier 2013

Google+ et iPhone : désactiver Instant Upload

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Aujourd’hui, je ne vous parlerai pas de traduction, mais d’un problème que je ne suis pas mécontente d’avoir résolue seule après de vaines recherches sur Internet.

Si vous possédez un iPhone, vous avez sans doute mis à jour le système d’exploitation récemment, en téléchargeant iO6.

Si vous utilisez l’appli Google+ sur votre téléphone, vous avez certainement été invité à activer Instant Upload à la première ouverture suivant la mise à jour.

Et si, ayant accepté un peu vite comme moi, vous avez été horrifiés de constater que G+ envoyait automatiquement toutes les photos stockées sur votre téléphone sur Internet, vers votre compte Google+, avec un statut privé, certes, mais quand même… Personnellement, je n’aime pas du tout que l’intelligence artificielle imagine savoir mieux que moi ce dont j’ai besoin. En l’occurrence, je n’ai aucune envie que mes photos privées soient stockées sur Internet, même dans un espace sécurisé.

Si, enfin, même après avoir suivi les instructions sobres données par le programme pour désactiver Instant Upload (Paramètres du compte > Instant Upload > Quand Importer > puis glisser le curseur en position « fermée »), vous avez vu que Google+ continuait de télécharger vos photos comme si de rien n’était, et si vous ne savez plus à quel saint vous vouer pour arrêter cette hémorragie, ce billet est pour vous.

Pour désactiver le téléchargement automatique des photos de votre iPhone vers votre compte Google+ sur Internet, voici la procédure : Réglages > Confidentialité > Photos > et là, surprise, vous retrouvez l’icône G+ dans la liste des applications qui ont demandé l’accès à vos photos. Il suffit de fermer ce curseur pour que le pillage cesse.

Éventuellement, si vous êtes aussi paranos que moi, n’oubliez pas d’aller supprimer les photos qui ont été chargées pendant que vous cherchiez désespérément une solution.

Petit bonus : vous ne le savez peut-être pas, mais cette mise à jour intègre aussi une autre option que je trouve assez sournoise. Il s’agit d’un « pistage publicitaire » mis en place par Apple, dont, c’est assez tordu, il faut activer l’interdiction car elle est désactivée par défaut.

Vous trouverez toutes les explications dans cet article.

Non mais sans blague ! Qui est-ce qui commande ici ? À la rigueur, je supporterais que l’aspirateur se mette en route et fasse le ménage sans que je le lui demande. Mais ma tolérance face aux initiatives des machines s’arrête là.

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Sophie, le 21 octobre 2012