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Chronique métier

Publication – une brève

De l’utilité des réseaux de traducteurs indépendants

Convertir un glossaire Excel en base MultiTerm

Chronique métier

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Il y a quelque temps, la journaliste blogueuse Gaëlle Picut cherchait des professionnels souhaitant parler de leur métier « en long, en large et en travers » pour son blog En aparté. J’ai sauté sur l’occasion, n’aimant rien tant que pérorer sur heureuse de cette occasion de faire découvrir mon quotidien de traductrice.

Merci Gaëlle, de m’avoir donné la parole !

Comment es-tu devenue traductrice ?

Il y a 20 ans, j’avais arrêté de travailler pour m’occuper de mes trois jeunes enfants, mais j’ai eu envie de reprendre des études. Auparavant, j’avais occupé des postes dans le secrétariat. J’ai alors décidé de suivre des études de langues à la fac à Grenoble pendant deux ans. Là, j’ai rencontré un professeur qui était également traducteur et cela a fait tilt. Puis, j’ai passé un concours pour intégrer une école de traduction, l’ESIT, que j’ai réussi. Cela durait 3 ans mais, pour des raisons familiales, j’ai dû arrêter un peu plus tôt. J’ai alors décidé de me lancer comme traductrice indépendante, en anglais et en espagnol (maintenant, je ne fais plus que de l’anglais). Rapidement, j’ai eu la chance de trouver un client dans ma région (Loir et Cher). J’ai également eu la chance de rencontrer un traducteur indépendant expérimenté qui m’a appris toute la pratique et la rigueur nécessaires de ce métier. Dans les années 90, j’ai commencé mon activité en faisant des traductions dans le domaine informatique. J’ai trouvé d’autres clients grâce au bouche à oreille essentiellement. Actuellement, je travaille soit avec des agences de communication ou de traduction soit en direct avec des entreprises.

Le marché de la traduction a un peu évolué depuis que j’ai commencé mais ma pratique aussi. Les clients finaux ont le réflexe des mémoires de traduction. Ces outils permettent de gagner un temps précieux et de réduire les coûts. Cependant, mal utilisés, ils peuvent nuire à la qualité des documents traduits. (NDRL : Sophie avait écrit un billet sur ce sujet).

Aujourd’hui, je me suis spécialisée dans le domaine très particulier de l’orthopédie. Il faut être très précis car mes clients, des fabricants d’implants par exemple, ne peuvent pas se permettre de se tromper !

Pour entretenir mon anglais, je regarde beaucoup de films en VO, je lis également des livres en anglais.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ton métier ?

(…)

Pour lire la suite, cliquez ici.

Sophie, le 25 juin 2014

Publication – une brève

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Pour une fois, un billet peu lié au monde ou au métier de la traduction.

Quoique.

A écrire toute la journée, à chercher les tournures les plus appropriées, les mots les plus adéquats, à se mettre sans arrêt dans la peau de l’auteur puis dans celle du lecteur… je ne dois pas être la seule à avoir envie d’écrire pour moi, de traduire mes propres idées et émotions en mots, en phrases et en histoires.

Je l’ai donc fait (et je continue) et j’ai la grande joie de voir mon premier recueil de nouvelles publié.

Pour en savoir plus : chez mon éditeur (j’ai toujours rêvé de pouvoir dire « mon éditeur »…)

Pour en savoir encore plus : la page Facebook du livre.

Et vous, traducteurs ? Écrivez-vous pour vous, pour le plaisir, dans l’espoir d’intéresser un éditeur ?

 

Sophie, le 2 juin 2014

De l’utilité des réseaux de traducteurs indépendants

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À l’adolescence, j’étais une fan inconditionnelle des aventures de l’agent secret Langelot (bibliothèque verte).

Son visage charmant, son courage admirable, ses éternels dix-huit ans, son humour La devise de son organisation en particulier me ravissait : « Solitaires, mais solidaires »

Aujourd’hui, traductrice indépendante, je m’aperçois que cette devise nous va… eh bien justement, à ravir.

L’une des raisons pour lesquelles nous sommes indépendants, c’est que nous aimons travailler « en autonomie », être seul maître à bord, ne recevoir d’ordres de personne, j’en passe.

Cependant… travailler seul ne permet pas, à mon sens, de faire l’économie d’un réseau. Ne serait-ce que pour ne jamais dire « non » à un client ou un prospect.

Je ne dis pas qu’il faut tout accepter, bien sûr, mais ne jamais opposer une fin de non-recevoir à une demande d’un client doit être une règle d’or.

Par exemple, ne pas répondre « Hors de question de traduire ce document pour 0,03 €/mot », mais plutôt « Je serais heureux de traduire ce document, mon tarif pour ce travail est de xxx ».

À « 20 000 mots dans le week-end ? Impossible. », préférer « Si votre délai est absolument incompressible, il est possible de monter une équipe pour effectuer ce travail. Je dois cependant vous avertir que la qualité ne sera pas optimale en raison du peu de temps dont les traducteurs disposeront. » (sans oublier de préciser le tarif d’urgence)

L’idée, c’est qu’au bout du fil ou du clavier se trouve une personne qui a un problème ou un besoin. Et je crois fermement que notre devoir, pour être crédible, pour rester dans la mémoire de cette personne dans le tiroir « expériences positives », est de l’aider à résoudre ce problème ou à satisfaire ce besoin.

Pensez à l’impression très favorable que nous laisse un commerçant qui, n’ayant pas le produit que nous cherchons en stock, nous suggère gentiment d’aller voir chez son concurrent si nous n’avons pas le temps d’attendre qu’il soit réapprovisionné.

Nous avons tout intérêt à ce que les personnes avec qui nous entrons en contact se souviennent de nous en bien. Même la boulangère qui n’aura jamais de traductions à nous confier. Parce qu’un jour, elle entendra peut-être dans son entourage que quelqu’un a besoin d’un traducteur. Et qu’il lui sera alors facile de donner notre nom.

Malgré les apparences, je ne m’égare pas et je reviens à mes moutons solidaires.

Lorsqu’un client/prospect final nous propose un travail pour lequel nous n’avons pas les compétences nécessaires (combinaison de langues, spécialité, traduction/interprétation, etc.), il est toujours préférable de répondre « Je ne peux pas m’en charger moi-même pour telle et telle raison, mais je vais vous recommander un collègue en qui j’ai toute confiance et qui sera à même de vous aider. »

Encore faut-il avoir un collègue de toute confiance à recommander.

Et pour cela, il faut avoir un réseau, je retombe sur mes pieds.

Être ouvert.

Discuter avec les autres de leurs spécialités, de leurs combinaisons linguistiques, de leurs méthodes de travail.

Travailler en équipe chaque fois que possible.

S’arranger pour connaître le nom des traducteurs que l’on relit et dont on apprécie le travail.

Deux retombées positives principales :

1. Le client, soulagé que vous l’ayez aidé à trouver une solution, pensera à vous dès qu’il aura un travail dans vos cordes.

2. Le collègue (que vous aurez pris soin d’informer de votre démarche) aura à cœur de vous renvoyer l’ascenseur lorsque l’occasion se présentera.

Et vous ? Avez-vous un réseau de collègues solidaires ? Comment l’entretenez-vous ? Je suis impatiente de lire vos commentaires !

Sophie, le 9 mai 2014

Convertir un glossaire Excel en base MultiTerm

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Vous êtes un inconditionnel de la fonction de reconnaissance terminologique dans SDL Studio ?

Vos clients vous envoient des glossaires interminables au format Excel ?

Vous aimeriez éviter la procédure fastidieuse de préparation du fichier .xls avec les colonnes que MultiTerm va pouvoir reconnaître, suivie de la conversion avec MultiTerm Convert, suivie de l’importation de la base .xml dans votre base MT existante (le cas échéant, sinon, il faut commencer par créer une base MT…) ?

Ce billet est pour vous !

Avant tout, je tiens à remercier chaleureusement et publiquement Maxime Halliez, jeune traducteur en stage dans mes bureaux en ce moment. Je dois cette procédure à son sens pratique et à son goût du travail bien fait.

Maxime a déniché un véritable trésor : Glossary Converter. Entièrement compatible avec MultiTerm. Téléchargeable ici (avec un identifiant SDL, que vous avez bien sûr, si vous utilisez Studio).

La procédure est simplissime : glisser-déposer.

Je précise un peu.

Une fois Glossary Converter installé, il suffit de faire glisser votre glossaire Excel (.csv, .xls ou .xslx) sur le raccourci du programme sur le bureau (ou sur la fenêtre du programme si vous l’avez ouvert).

Un certain nombre de champs sont déjà définis par défaut, notamment les champs de langue, Contexte, etc. Lorsque votre glossaire Excel contient une colonne qu’il ne reconnaît pas (dans cet exemple : Date et Commentaires), il vous invite à spécifier comment la considérer :

Cliquez sur « Niveau fiche » à droite pour que la date soit enregistrée au niveau de la fiche, puis sur « Niveau terme » pour que les commentaires soient enregistrés au niveau du terme.

Résultat :

Ensuite, un clic sur OK et, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire (vraiment !), une base MultiTerm du même nom que votre fichier Excel apparaît dans le même dossier.

Pour vous donner une idée, MultiTerm met plus de temps à s’ouvrir et à charger la base que Glossary Converter à la créer.

Voici ce que donne la base de test que j’ai utilisée :

 

Les champs peuvent être modifiés dans les paramètres.

Et bien sûr, ça fonctionne dans l’autre sens… Imaginons que vous vouliez transmettre une de vos bases MultiTerm à quelqu’un qui n’utilise pas Studio, un simple glisser-déposer permet de créer un fichier Excel.

Astuce personnelle : je me sers de cette fonction pour traquer et éradiquer les doublons, car cela peut se faire de manière automatisée dans Excel, mais apparemment pas (ou alors, je n’ai pas réussi à trouver comment) dans MultiTerm.

Si vous ne connaissiez pas Glossary Converter, j’espère que cette procédure vous sera aussi utile qu’à moi.

Et si cet outil magique fait déjà partie de vos indispensables, je serais heureuse que vous partagiez vos astuces dans les commentaires !

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Sophie, le 30 avril 2014