Archives février 2010

Absence momentanée (j’espère !)

dimanche 28 février 2010

Suite à la tempête de ce matin, je suis privée d’électricité, d’Internet et de téléphone :-(
Ce blog risque donc d’être peu actif dans les prochains jours (pas trop longtemps j’espère, mais après la tempête de 99, j’étais restée bloquée 8 jours, alors je ne suis pas très optimiste !)

J’ai pu trouver un point d’accès pour rendre une traduction urgente, mais je ne peux pas m’incruster indéfiniment…

Je répondrai aux commentaires et je publierai de nouveaux articles dès que possible.

Carrefour des métiers – compte-rendu

samedi 27 février 2010

Ce matin s’est déroulé à Blois, au lycée Augustin Thierry, un Carrefour des métiers destiné aux élèves de seconde. À mon grand stress, j’y présentais le beau métier qui est le mien. J’appréhendais un chouïa, j’avoue, car la dernière fois que je me suis trouvée dans une classe avec une bande de lycéens remonte à l’époque préhistorique où j’étais moi-même lycéenne.

Le défi était d’autant plus ambitieux que les élèves étaient OBLIGÉS d’aller écouter pérorer trois intervenants. Je savais donc que j’allais devoir m’adresser à des jeunes pas forcément intéressés par la traduction. Pour tout vous dire, j’ai craint de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir les intéresser…

Mais aussi, j’étais très curieuse de savoir ce qu’ils venaient chercher. Quelle idée avaient-ils du métier de traducteur ? Quand j’avais 15 ans, si je connaissais l’existence de cette profession, j’imaginais qu’il s’agissait de traduire des livres. Point. La vocation m’est venue bien plus tard, presque par hasard, à l’improviste en tout cas.

Eh bien cette matinée a été très agréable pour moi (et j’espère aussi pour mes interlocuteurs). J’ai rencontré des élèves au minimum curieux de ce métier, et certains dont c’était vraiment le projet. Leurs questions étaient pertinentes, j’ai découvert avec plaisir leurs préoccupations, qui n’étaient d’ailleurs pas forcément celles auxquelles je m’étais préparée.

J’ai aussi été surprise – et ravie – que deux professeurs de langues viennent m’écouter et s’informer sur la possibilité pour eux de réorienter leur carrière ou d’ajouter une corde à leur arc.

Comme j’avais apporté une petite liste de sites web utiles (notamment celui de Profession traducteur) dont le présent blog, j’ajoute ici quelques éléments complémentaires spécialement destinés à mes visiteurs de ce matin.

Notamment, j’ai eu beaucoup de questions sur l’interprétariat, auxquelles j’ai eu du mal à répondre. Voici un lien vers le site de l’association internationale des interprètes de conférence. Vous y trouverez des interlocuteurs mieux informés.

Il y a aussi une association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel.

Et bien sûr, la Société Française des Traducteurs.

Vous pouvez me contacter par l’intermédiaire de ce blog si vous avez d’autres questions.

Le 28 février, Patricia commentait :

« Expérience intéressante, merci Sophie!
Vous évoquez les questions pertinentes et préoccupations des élèves à qui vous avez parlé. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?
Merci d’avance ! »

Le 2 mars, Alejandro commentait :

« Je suis heureux d’apprendre que tout s’est bien passé au lycée. Si tu as reçu des questions pertinentes, c’est sûr qu’ils ont bien aimé ta présentation.
Moi aussi, je suis intéressé pour les questions et preocupations des élèves… »

Ma réponse :

« Comme questions auxquelles je ne m’attendais pas, il y a eu : « Est-ce que vous travaillez en équipe ? Et « Est-ce qu’on voyage beaucoup ? ».
En revanche, j’attendais pas mal de questions sur le salaire, mais je n’en ai eu qu’une ou deux (il y avait plusieurs groupes d’élèves).
On m’a notamment demandé si on gagne plus comme interprète ou comme traducteur. Et là, je n’ai pas su répondre…
Plusieurs élèves m’ont demandé s’il y avait une différence du tarif au mot entre les différentes langues. J’ai été surprise qu’ils connaissent le mode de facturation le plus courant.
Les échos qui continuent de me parvenir font plaisir : il semble que plusieurs élèves aient été séduits par ce métier. »

Patricia:

« Cela fait *vraiment* plaisir de voir que des lycéens se sont renseignés pour poser de bonnes questions. Seriez-vous partante pour faire remonter ces infos à la SFT, qui joue aussi un rôle pédagogique auprès des écoles? »

Ma réponse :

« Oui, bien sûr. »

Importer un glossaire complexe dans MultiTerm

vendredi 26 février 2010

Version : SDL MultiTerm 2006

J’aime beaucoup MultiTerm et la façon dont il s’intègre dans le Workbench. Quand je traduis sans Trados, cet outil me manque… Et quand un client m’envoie un glossaire plus ou moins long pour un travail, je n’ai rien de plus pressé que de l’importer dans MultiTerm pour en tirer pleinement avantage. Mais j’ai longtemps galéré pour configurer le fichier initial lorsque certains termes avaient des synonymes dans la langue cible ou source, ou des commentaires, bref, des choses un tout petit peu plus complexes qu’un terme source correspondant à un terme cible et basta.
A force de tâtonnements et d’essais divers, j’ai trouvé la méthode suivante, qui est certainement perfectible mais qui a l’immense mérite de fonctionner à tous les coups.

1. Créez un fichier Excel sur le modèle suivant :

English French Note English French Subject Source
schedule calendrier Gestion de projet Glossaire client
hanger tâche en suspens rupture d’activité Gestion de projet Glossaire client
activity-on-arrow (AOA) représentation vectorielle type de graphique Gestion de projet Glossaire client
early start début au plus tôt ES DTO Gestion de projet Glossaire client

Ligne de titre : ce sont les champs que je veux avoir dans la fiche MultiTerm

Ligne 1 : simple, un terme EN, un terme FR
Ligne 2 : un terme EN, deux synonymes FR
Ligne 3 : un terme EN, un terme FR et une note
Ligne 4 : deux synonymes EN, deux synonymes FR

2. Traitez ce fichier avec MultiTerm Convert.

Dans la première fenêtre, sélectionnez « Format Microsoft Excel ».
Dans la deuxième, sélectionnez votre fichier xls dans le champ « Fichier d’entrée ». Les autres sont renseignés automatiquement. Pas besoin de les changer.
Dans la fenêtre suivante, MT Convert ne propose qu’un champ English et un French. Pas de panique. Définissez English et French comme champs d’index et spécifiez la langue correspondante. Les autres champs sont des champs descriptifs, laissez-les tels quels.
Dans la fenêtre d’après, attribuez les champs de la colonne de droite aux niveaux dans la structure de gauche. Par exemple, cliquez sur le niveau Entry level, puis sur le champ Subject, puis sur le bouton Ajouter. Dans la structure, sous Entry level, Subject doit apparaître en vert. Faites pareil pour Source, et attribuez le champ Note au niveau du premier terme French (où ailleurs, selon le terme auquel vous voulez le rattacher).

3. Ensuite, créez une base MultiTerm ou ouvrez-en une existante.
Sélectionnez Base terminologique -> Importer les fiches -> Processus.
Là, sélectionnez le fichier toto.mtf.xml qui s’est rangé sagement là où vous avez enregistré votre glossaire Excel.

Et après, suivez les instructions à l’écran, c’est tout facile.
Si vous avez des questions, allez-y.

Etudes sur le marché européen de la traduction et traduction automatique

jeudi 25 février 2010

L’observatoire de la traduction publie une synthèse de l’étude de l’étude de la Communauté Européenne sur l’industrie des langues en Europe. Le compte-rendu de cette étude (426 pages en anglais) est téléchargeable gratuitement.

Je n’ai pas (encore) eu le temps de le lire entièrement, mais on y apprend, ce qui semble rassurant, que le taux de croissance annuel composé pour les prochaines années est estimé à 10 % minimum. Quant à savoir si nous autres, traducteurs simplement humains, contribuerons raisonnablement à cette croissance, je crains que ce soit un peu hasardeux, pour ne pas dire compromis. En effet, en piochant un peu au hasard dans cet énorme rapport (enfin, pas tout à fait au hasard, je commence par le résumé), je lis que la réticence des professionnels des langues à recourir aux traducteurs automatiques diminue, et qu’on peut imaginer que ceux-ci vont se développer pour répondre à des besoins de traduction qui explosent et pallier des compétences humaines insuffisantes.

Cela me renvoie à un article du Monde.fr un rien alarmant sur La montée en puissance de la traduction automatique. L’exemple de traduction faite par Systran m’a fait un peu froid dans le dos tant il semble difficile à distinguer d’un travail humain. En tout cas, en voyant ça, on peut tout à fait imaginer faire faire la trad par la machine et n’avoir qu’à la relire ensuite.

Heureusement, nous avons une botte secrète, nous les traducteurs humains vraiment intelligents. Et c’est assez paradoxal car nous passons pas mal de temps à pester contre ce qui est perçu comme un problème plutôt qu’une chance, je veux parler de la qualité des documents source. En traduction technique, s’entend. Il n’est pas rare d’avoir à traduire des documents qui semblent avoir été rédigés à l’arrache, en style plus ou moins télégraphique, avec des fautes de syntaxe qui appellent au contre-sens ou par des auteurs qui n’écrivent manifestement pas dans leur langue maternelle, etc. Quel casse-tête alors, de devoir deviner ce qu’il a bien pu vouloir dire… Bref, quand on connaît bien son sujet, on s’en sort là où un traducteur automatique ne peut pas, et à mon humble avis, ne pourra jamais s’en sortir.
Voilà mon mantra protecteur lorsque je lis ce genre d’info anxiogène…

Et je ne parle pas de la traduction littéraire, parce qu’il est pour moi évident qu’il faut non seulement un humain, mais un écrivain, pour traduire un livre avec la sensibilité requise.

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