Qualification des prospects – 2
Vendredi 28 janvier 2011Dans le précédent billet, je décrivais comment la spécialisation peut vous amener à établir une liste de prospects à qui vous allez pouvoir proposer vos services. J’aborderai aujourd’hui différents cas de qualification.
II. Qualification des prospects : du cas par cas
1. Le cas idéal
On ne peut pas compter dessus pour bâtir sa stratégie, mais quand il se présente, c’est un véritable cadeau. Il peut être utile de s’y préparer afin de tirer pleinement avantage de l’occasion.
Le cas idéal, c’est lorsque la première personne à qui vous vous adressez au cours d’une manifestation quelconque, est précisément un acheteur de traductions ravi d’échanger sa carte contre la vôtre, et qui vous encourage à le recontacter.
Hop, un prospect qualifié sans effort !
2. Le cas exploitable
C’est celui de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme… qui a vu l’ours. Vous rencontrez quelqu’un qui vous donne une information intéressante sur un prospect, par exemple sur une société qui prévoit de s’implanter en France ou qui cherche un traducteur pour un projet… Essayez d’en savoir le plus possible, dans l’optique de contacter directement la personne concernée : nom de la société au minimum, ses coordonnées si possible, le nom d’un contact dans cette entreprise, etc. Tâchez aussi d’en apprendre davantage sur le projet, cela vous aidera à mieux focaliser votre argumentaire.
3. Le cas qui semble perdu d’avance
Vous pouvez tomber sur une personne qui vous décourage tout de suite en déclarant qu’elle a déjà un fournisseur de traduction qui lui donne toute satisfaction. Prenez tout de même sa carte ou au moins son nom. Prévoyez de vous rendre compte par vous-même du travail de traduction de ce fournisseur. Si vous estimez pouvoir faire mieux, vous pourrez recontacter cette personne avec de bons arguments.
4. Le cas « standard »
Je l’appelle « standard » parce qu’il peut s’agir de n’importe quelle entreprise que vous considérez comme un prospect sans avoir eu de contact personnel et direct avec elle.
Étudiez attentivement le site web d’un prospect identifié. S’il y a un contact pour la distribution en France, appelez-le et expliquez que vous souhaitez faire une offre de services, puis demandez à qui vous devez l’adresser.
En tapant le nom de la société dans un moteur de recherche et des réseaux sociaux, éventuellement suivi de « France », vous pouvez aussi trouver des personnes qui y travaillent. Si vous n’avez pas la chance de tomber directement sur un responsable communication ou marketing, vous avez tout de même un contact, voire plusieurs. Envoyez-lui un message en expliquant votre requête. À mon avis, ce cas est le moins facile à faire fructifier parce que votre premier contact est quelqu’un que vous ne connaissez pas. Il y a de grandes chances qu’il ne prenne pas le temps de répondre si vous ne parvenez pas à trouver un contact téléphonique.
Conclusion
Je retiens quelques points clés de cette aventure :
1. Les salons spécialisés donnent accès facilement à de nombreux prospects.
2. Chaque fois que possible, un coup de téléphone est préférable à un e-mail.
3. Ensuite, réussir à qualifier un prospect est en grande partie une question de persévérance…
Et vous, quels sont vos trucs et astuces pour réussir à qualifier vos prospects ?
