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Les métiers de la traduction

Mardi 23 février 2010

Présentation des métiers de la traduction pour le Carrefour des métiers organisé par le lycée Augustin Thierry à Blois, pour les élèves de 2nde, le 27 février 2010

Voici une présentation des différents métiers de la traduction, traducteur, interprète, terminologue. Étant moi-même traductrice, je commencerai par ceux que je connais le moins et je parlerai peut-être un peu plus longuement du métier de traducteur.

J’aborderai également les qualités nécessaires et les débouchés.

En ce qui concerne les filières de formation, l’association professionnelle APROTRAD (dont je suis membre) a élaboré une fiche très complète (à télécharger ici), énumérant les établissements et les formations existantes. Ces informations évoluant assez régulièrement, il est conseillé de les vérifier auprès des établissements.

Le terminologue

Il crée et tient à jour des bases de données terminologiques (des listes de vocabulaire) relatives à une science, une technique, une activité particulière, etc.

L’interprète

On confond souvent traducteur et interprète. Pour les besoins de cet événement, Alejandro Moreno-Ramos, ingénieur-traducteur et auteur de l’excellent blog « mox’s blog » m’a très gentiment autorisée à traduire et imprimer une planche humoristique qui colle tout à fait à mon sujet et que vous pouvez voir ici. Je l’en remercie chaleureusement !

Donc, l’interprétation est une traduction orale et immédiate.

Dans les conférences internationales, par exemple, les interprètes travaillent en simultané. Dans une cabine, coiffés d’un casque et d’un micro, ils traduisent en même temps que l’orateur parle. L’effort de concentration est tel que la prestation ne peut pas durer plus d’un quart d’heure / 20 minutes.

L’interprétation consécutive est très comparable, à ceci près que l’orateur fait des pauses pour permettre à l’interprète de traduire ce qu’il vient de dire.

Enfin, l’interprétation de liaison est un peu différente. C’est par exemple le travail d’un interprète lors de la visite d’une entreprise française par une équipe étrangère. Ici, l’interprète traduit dans les deux langues les propos des divers interlocuteurs.

Dans tous les cas, l’interprète doit bien se préparer en amont de la prestation, en étudiant notamment la terminologie propre à son intervention.

Le traducteur

Pour beaucoup de gens, ce métier évoque la traduction de livres, romans, etc. Or environ 80 % des travaux de traduction sont de nature commerciale, technique ou scientifique. Il peut s’agir de brochures publicitaires, de manuels d’utilisation, d’appels d’offres, etc.

La traduction d’édition est moins bien rémunérée, et il est rare que l’on puisse en vivre exclusivement.

Le traducteur dans l’audiovisuel fait un véritable travail d’adaptation, qui doit tenir compte de contraintes telles que le temps nécessaire pour prononcer une réplique ou la position des lèvres dans la prononciation. Mes connaissances sur ce métier précis sont tellement limitées que je vous invite à suivre le délicieux blog des piles intermédiaires, qui est un régal d’anecdotes et de réflexions fort pertinentes, et qui, comble du bon goût, est mis à jour très régulièrement par son auteure.

Enfin, le traducteur technique, plus souvent indépendant que salarié, travaille pour des agences de traduction ou directement pour des entreprises. Dans le premier cas, sa rémunération est moindre, mais l’agence fait le tampon entre lui et le client en cas de problème, et le flux de travail a des chances d’être plus régulier. Dans le second, son tarif peut être plus élevé, le fait d’être en contact direct avec ses clients permet un véritable échange plus gratifiant. Mais il doit s’astreindre à un important travail de prospection commerciale et de fidélisation qui n’est pas forcément sa tasse de thé.

Voilà pour les métiers.

À ceux qui se demandent ce qu’il faut faire pour devenir traducteur ou interprète, dans quelles matières il faut être doué, je répondrai qu’il faut surtout avoir un très bon niveau en français (ou dans sa langue maternelle). Attention, il n’est pas nécessaire d’avoir 16 de moyenne en dissertation, mais il est impératif d’avoir une orthographe et une syntaxe irréprochables.

Bien sûr, il est également utile d’avoir un bon niveau dans les langues étrangères qui seront vos langues source de travail. L’idéal est de séjourner à l’étranger au cours de vos études.

Ce peut aussi être une bonne idée d’apprendre une langue un peu plus exotique que l’anglais, l’allemand ou l’espagnol. Cela vous permettra de vous démarquer sur le marché du travail.

Dernier point qui me paraît important, c’est une solide culture générale. À mon avis, un bac scientifique ou économique offrira une base plus riche au futur traducteur technique.

Vos commentaires et questions seront bienvenus, je m’efforcerai d’y répondre ou de vous donner des pistes si je n’ai pas de réponse moi-même.

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