Articles contenant ‘élèves’

S’adresser à sa cible

Lundi 3 février 2014

Comme chaque année à cette époque, je vais participer au forum de l’orientation de Vendôme dans quelques jours. Inspirée de mon expérience, je réfléchis à ce que je vais pouvoir dire aux visiteurs, pour qu’ils comprennent ce métier. Face à des élèves de 3e, c’est un plus compliqué qu’avec des lycéens ou des étudiants.

Précaution : ce billet ne parle pas des quelques élèves authentiquement inspirés par les métiers de la traduction. Ceux-là posent leurs propres questions et il est assez facile de leur répondre. L’auditoire qui me pose problème est constitué d’une majorité de jeunes qui ne semblent pas se sentir encore très concernés par leur orientation professionnelle et donnent l’impression d’être simplement obligés de prendre des notes calibrées sur un certain nombre de professions et de faire signer la fiche justifiant leur passage sur notre stand.

Cette année je l’avoue, j’étais un peu découragée à l’idée de prendre une journée de congé pour débiter un discours qui n’intéresse pas mes interlocuteurs. C’est au moment où j’ai commencé à me sentir dans la peau d’un prof mal-aimé que ça m’a frappée : c’est à moi de réussir à les intéresser. Finalement, c’est la même démarche que dans un salon de réseautage où l’on essaie de décrire notre métier d’une manière à la fois concise et qui donne envie d’en savoir plus.

Je remonte donc mes manches pour réfléchir aux questions que vont me poser les élèves, et surtout aux réponses que je vais donner. Je partage ici ces réflexions et tâtonnements parce que cette démarche peut être extrapolée à n’importe quelle cible : clients, relations professionnelles, rencontres diverses… tout est bon pour avoir un discours clair sur ce métier méconnu. Pour susciter l’intérêt, il faut commencer par comprendre ce que notre interlocuteur attend et ce dont il a besoin. Il « suffit » ensuite d’adapter son propos.

Bien sûr, je suis preneuse de vos idées !

Commençons par le commencement, qui est ma cible ?

Un adolescent de 14 ans.

Que veut-il savoir ?

Il veut avoir une idée générale claire de ce métier pour savoir si a priori il a envie ou non de creuser la question, s’il va ajouter « traducteur » à sa liste personnelle de métiers possibles.

Voyons ses questions à présent (ce sont toujours à peu près les mêmes).

En quoi consiste le métier de traducteur ?

Il s’agit de permettre à tous ceux qui ne connaissent pas une langue donnée de profiter des contenus existants dans cette langue : livres, films, interfaces de logiciels et d’applications, publicités, articles de presse, manuels d’utilisation, lois, brevets, (continuer tant que l’attention de l’élève se maintient).

Quelles sont les qualités principales requises pour être traducteur ?

L’ouverture d’esprit et la curiosité, la rigueur et la discipline, une bonne culture générale, le souci du détail, la parfaite maîtrise de sa langue maternelle, le perfectionnisme, (continuer aussi longtemps que l’attention se maintient).

Quelles études faut-il faire pour devenir traducteur ?

Avant le bac, peu importe.

Il est intéressant de s’inscrire dans une section européenne.

Je pense que l’élève a tout intérêt à choisir une filière qui lui plaît. Il apprendra plus facilement les matières qu’il utilisera plus tard dans sa vie professionnelle.

Après le bac, une école de traduction est recommandée. De même que des séjours prolongés à l’étranger.

Combien gagne un traducteur ?

Difficile question, n’est-ce pas ?

Je répondrais volontiers qu’un traducteur compétent, non seulement en traduction mais aussi en relations commerciales peut gagner sa vie très bien.

Un excellent traducteur qui ne parvient pas à communiquer sur son talent s’en sortira plutôt pas mal, mais a intérêt à être salarié.

Un traducteur médiocre, sans surprise, aura du mal.

À quoi ressemble la journée d’un traducteur ?

Pour un traducteur salarié, c’est le rythme de n’importe quel travailleur.

Pour un indépendant, les horaires sont plus souples, dans les deux sens : il peut commencer à midi s’il est lève-tard, mais pour travailler à plein temps, il lui faudra compenser en travaillant tard le soir, et/ou le week-end.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

La variété des sujets sur lesquels je travaille, même dans ma spécialité. Au hasard de mes recherches, je découvre toujours des informations intéressantes, j’apprends en permanence de nouvelles choses.

La satisfaction de faire quelque chose que j’aime et que je fais bien.

La reconnaissance de mes clients qui apprécient mon travail.

La possibilité de prendre un jour de congé quand j’en ai besoin, de décider de mes horaires de travail.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir traducteur ?

Restez ouverts, ne tenez jamais rien pour acquis, recherchez toujours la perfection. Voyagez, découvrez d’autres cultures, soyez curieux, lisez, (continuer tant que…)

 

Et vous, quels conseils donnez-vous à des élèves de 3e ?

Quelles informations auriez-vous aimé recevoir à ce stade de votre scolarité ?

À la recherche d’un stage de traduction ?

Lundi 10 juin 2013

Cher futur traducteur à la recherche d’un stage chez un indépendant,

ce billet rassemble quelques conseils subjectifs pour que ta candidature retienne l’attention d’un maître de stage en général et la mienne en particulier. Je fais volontairement l’impasse sur l’intérêt de chercher un stage en agence de traduction. J’ai plutôt envie de répondre, en bloc, aux multiples demandes de stage que j’ai reçues au cours de ma carrière, puisque je meurs d’envie, grâce à mon changement d’organisation, de recevoir des stagiaires à l’avenir.

Je voudrais t’aider à te projeter dans ce stage, qui t’est souvent imposé au cours de tes études et peut même, si j’ai bien compris, conditionner l’obtention de ton diplôme.

D’abord, voilà comment je conçois un stage de traduction qui soit à la fois utile au futur professionnel que tu es, et enrichissant pour moi. Je n’attends pas d’un stagiaire qu’il rende un travail parfait. Je sais bien qu’il est là pour apprendre et découvrir comment devenir performant et, plus tard, rentable. Lorsque je donne un texte à traduire à un stagiaire, j’attends de lui qu’il me pose des questions. Pas les questions dont il peut trouver la réponse tout seul sur Internet ou dans des dictionnaires. Non, les questions pointues, de terminologie par exemple, les incertitudes quant à une faute de frappe éventuelle, les incompréhensions profondes qu’il n’a pas réussi à éclaircir seul. Je suis là pour ça, pour lui suggérer de nouvelles pistes de recherche, pour lui montrer comment je m’y prends pour éliminer 100 % des incertitudes. L’ « à peu près », en traduction, est une faute impardonnable (j’y reviendrai dans un prochain billet).

Sauf urgence du vendredi 31, je sais me rendre disponible pour écouter les interrogations du stagiaire. Je suis ouverte à ses réflexions lorsqu’il cherche la meilleure formulation, prête à mettre mon grain de sel, à discuter, à me laisser convaincre.

Ensuite, lorsqu’il a terminé sa traduction, j’attends de lui qu’il la trouve parfaite. Sinon, c’est qu’elle mérite encore du travail. Lorsque le résultat est ce que le stagiaire peut produire de mieux, je me penche à mon tour dessus. Je fais une relecture approfondie, à la fois de la rédaction en français et en comparant le texte source à la traduction, pour être certaine que tout y est, et que rien ne manque. Et ce faisant, je prends des notes. À l’époque où je travaillais moi-même avec un mentor, il appelait avec humour cette compilation les « remarques désagréables ». Bien sûr, ça a un côté désagréable de s’entendre dire qu’on a mal traduit/compris/exprimé une idée. Mais si personne ne nous le dit, comment progresser ? Je passe donc beaucoup de temps à expliquer pourquoi j’ai fait telle ou telle correction. Si nécessaire, je donne des sources. Ce document est précieux, c’est lui qui permet au stagiaire de savoir ce qu’il doit changer pour améliorer son travail. Je le vois comme un outil indispensable, et je m’efforce d’enrober mes « remarques désagréables » pour en faire des instruments d’apprentissage et non des vexations inefficaces.

Mon objectif en recevant un stagiaire est que l’expérience soit intéressante et riche d’enseignements pour tous les deux.

Je peux aussi enseigner au stagiaire comment utiliser Trados 2007 et Studio 2011, et dans quels cas il est important de s’en passer. Comment utiliser MultiTerm pour gérer ses glossaires et en tirer pleinement parti en toutes circonstances. Comment gérer son planning.

Que faut-il savoir pour donner toutes les chances à sa demande de stage auprès d’un traducteur indépendant ?

Le traducteur indépendant est surchargé de travail. Si ce n’est pas le cas, il est épouvantablement stressé et consacre tout son temps à chercher de nouveaux contrats. Bref, il est rarement très disponible.

Recevoir un stagiaire pour plusieurs semaines, c’est un investissement de temps non négligeable. Donc une perte de chiffre d’affaires. Et un investissement financier si on s’équipe d’une licence supplémentaire pour un outil de TAO. On est très loin des sujets du JT sur les entreprises qui exploitent des stagiaires au lieu d’embaucher des salariés.

Le traducteur indépendant est une personne. Il a besoin qu’on lui donne envie de faire ce gros effort. Même si, comme moi, il est motivé pour transmettre et enseigner ce métier qui le passionne. Tu dois lui montrer ce que ta présence va lui apporter, qui compensera les inconvénients qui le retiennent. Il faut le convaincre que l’expérience sera positive pour lui aussi.

C’est une bonne chose de vanter tes compétences et tes notes éblouissantes. Mais le faire sans faute d’orthographe évitera à ta lettre de motivation de partir directement à la corbeille.

De même, (je me rends bien compte que je suis impitoyable, mais après tout mon investissement est à ce prix) ça ne sert pas à grand chose de dire : « Je suis très motivé ». Pour retenir mon attention par exemple, raconte-moi pourquoi tu as envie de travailler avec moi. Tu peux trouver mon CV, en cherchant un peu, sur Proz par exemple. Ou mes spécialités sur le site d’Aprotrad. Dis-moi lesquelles t’intéressent particulièrement, et pourquoi.

Avant de m’engager à travailler dans le même bureau qu’une personne que je devrai former, j’ai besoin de croire qu’on va bien s’entendre, qu’on a des centres d’intérêt communs, etc.

Bien sûr, il faut aussi que tes langues de travail soient les mêmes que les miennes. Si tu as tous les atouts mais es spécialiste du nucléaire et traduis de l’allemand vers le russe, ça ne va pas être possible… De même, si tu es attiré par l’édition, ne perds pas de temps à contacter des traducteurs techniques, à moins que tu veuilles te rendre vraiment compte de ce qu’on fait dans ce milieu.

En résumé, le traducteur indépendant a beau vivre dans une caverne, il aime qu’on lui montre qu’on s’intéresse à lui. C’est pourquoi les courriels commençant par « Madame, Monsieur, je dois faire accomplir mon stage de fin d’études en entreprise et votre agence a retenu mon attention… » sont immédiatement étiquetés « indésirables ».

Finalement, c’est un très bon entraînement pour le travail commercial que tu auras à accomplir plus tard, si tu choisis d’exercer en indépendant : là aussi, il te faudra passer du temps à connaître ton prospect et à le séduire pour qu’il devienne ton client et le reste.

Chers futurs traducteurs à la recherche d’un stage auprès d’un indépendant, est-ce que ces réflexions vous sont utiles ?

Chers collègues et confrères, avez-vous d’autres suggestions et/ou conseils à prodiguer ?

Marronnier des métiers

Vendredi 8 février 2013

Vous commencez à me connaître, le forum d’orientation, c’est mon marronnier d’hiver. Pour la troisième année, j’ai participé hier à celui de Lunay (41) avec mon confrère G. Vraiment, j’aime bien ces manifestations. On pourrait croire que c’est répétitif, mais il y a toujours de l’inattendu. Instruite par l’expérience, je m’étais notamment préparée à répondre à des questions sur la langue des signes mais pas sur ce qu’on gagne dans ce métier (ils sont en 3e, commencent à peine à réfléchir à leur orientation, l’argent n’est pas encore une préoccupation pour eux…) Perdu ! Pour une fois, personne ne s’est intéressé à la LSF, et beaucoup nous ont demandé « quel est le salaire minimum quand on débute, et en fin de carrière ? » Il a fallu improviser, expliquer que la plupart des traducteurs travaillent à leur compte, etc.

Nous avons renseigné 79 élèves, qui se souviendront peut-être un jour, dans leur carrière future même s’ils ne deviennent pas traducteurs, qu’on traduit vers sa langue maternelle (mon dada). Une jeune fille a semblé avoir une vraie révélation à cette annonce : « Alors vous, vous ne traduisez que vers le français, et vous, que vers l’italien ?! » Elle n’en revenait pas. D’autres ont semblé soulagés, ne se sentant pas assez à l’aise dans leur langue B pour l’utiliser comme langue cible.

Florilège de demandes ou réflexions déconcertantes :

« Bonjour, on vient vous voir parce qu’on ne sait pas comment ça marche, le forum. Qu’est-ce qu’on doit faire ? »

« Bonjour, je n’ai pas de question à vous poser. Que pouvez-vous me dire ? »

« Qu’est-ce que vous avez fait comme études ? » (Hum… nous sommes un exemple atypique. Si vous voulez savoir ce que VOUS devriez faire comme études, voici ce que nous vous conseillons…)

« Et ça gagne bien ? » (sic)

« J’ai écouté les questions de XX, c’est toutes celles que je voulais poser. Vous pouvez me signer mon papier ? » (Ils doivent faire signer une fiche par les professionnels rencontrés.)

« Qu’est-ce qu’il faut faire pour être journaliste ? » « La journaliste, c’est à côté, elle sera là cet après-midi. Nous, nous sommes traducteurs » « Ah ? Bon. Qu’est-ce qu’il faut faire pour être traducteur ? »

« La traduction m’intéresse parce que (…) je ne supporterais pas de rester toute la journée devant un ordi, je pèterais les plombs tout de suite. » (Ah…)

« En quoi ça consiste, traducteur-journaliste ? » (Nous partageons notre stand avec une journaliste et le plan remis aux élèves indique donc « Traducteurs – Journalistes »)

 

Et puis il y a les élèves pour qui j’ai toujours envie de revenir, ceux chez qui je sens déjà une véritable motivation, presque un projet. Souvent, ils ont grandi avec plusieurs langues et ont bien compris que c’était un atout. Ils nous demandent quelle langue supplémentaire ils ont intérêt à apprendre, s’il est judicieux de voyager, de séjourner à l’étranger… Leurs interrogations sont pertinentes, on est heureux de pouvoir leur fournir des indications utiles.

C’est toujours enrichissant, je prends des notes pour être mieux préparée l’année prochaine (mais combien on gagne, dans ce métier ?), je me promets de me renseigner sur les lycées qui proposent une section européenne dans la région et de prévoir un pull supplémentaire.

Sur l’organisation, grosse petite déception : d’habitude (et, me confirme G., depuis que ce forum existe), les professionnels qui ont accepté de consacrer bénévolement une journée entière à cet événement sont invités à déjeuner. C’est-à-dire que le lycée hôtelier nous concocte avec talent des petits fours pour l’apéritif et un buffet à se damner. Même si on ne vient pas que pour ça, on apprécie énormément. Or cette année, le repas était payant et ne devait rien à l’expertise des élèves du lycée Ampère. Et il n’y avait pas d’apéritif. Un plateau-repas bon mais sans prétention. Dommage dommage.

Monsieur le ministre

Jeudi 2 février 2012

Monsieur le ministre, je vous dois des excuses : je ne vous ai pas reconnu, ni comme président du Conseil général, ni comme député, ni comme ministre. A vrai dire, j’ignorais même l’existence de votre ministère. Et bien sûr, je ne savais pas que c’était votre anniversaire… Bref : tout faux, sur toute la ligne.

Pour mes lecteurs, permettez-moi de replacer la scène dans son contexte, histoire d’essayer de susciter quelque indulgence, au moins chez eux…

Au forum des métiers de Lunay (Loir-et-Cher), nous partagions aujourd’hui un stand entre deux traducteurs et deux journalistes.

La fréquentation des collégiens a été un record, puisqu’à nous deux (les traducteurs), nous en avons renseigné 73 ! Comme d’habitude, certains semblent là uniquement pour faire signer le papier justifiant qu’ils ont bien demandé des informations, mais d’autres sont sincèrement motivés, voire passionnés, et pour un seul de ceux-là je sacrifie gaiement une journée de travail rémunéré.

Justement, en milieu d’après-midi, j’étais en conversation avec une élève profondément intéressée par le quotidien de notre métier, les relations avec les clients, le type de document qu’on est amené à traduire, etc. Elle me posait question sur question, prenant des notes avec enthousiasme.

Or pendant cet entretien, au moins deux photographes se sont approchés sur le côté de notre table, nous collant presque leur objectif sous le nez pour saisir ce qui se passait à l’autre bout de la table. Mon élève en perdait un peu son fil, mais pour la rassurer je lui ai dit qu’ils se contentaient de photographier les journalistes et leurs « propres » élèves.

Jusqu’au moment où, entendant prononcer le terme « interprète » (équivalent chez moi d’une alerte Google, comme d’autres du même champ lexical), je perds à mon tour mon fil et tourne – enfin – la tête vers l’autre extrémité de la table. Vous trouverez certainement la photo de ce que j’ai vu à cet instant dans le prochain numéro de Loir-et-Cher Info : un monsieur élégant et souriant, entouré d’un groupe de personnes qui visiblement l’accompagnaient. Il discutait alors avec les journalistes, mais s’était avisé de notre présence, annonçant que justement, sa fille souhaitait devenir interprète.

Tout en ayant – tout de même – vaguement conscience que ce monsieur n’était sans doute pas n’importe qui, j’avais déjà dans l’idée de l’inviter à prendre la suite de mon élève pour lui donner quelques tuyaux susceptibles d’aider sa fille à mieux cerner le métier qui l’intéressait. Après tout, j’avais déjà renseigné plusieurs parents depuis le matin.

Fort courtois, le monsieur me tend la main en se présentant « Maurice Leroy », à quoi je répond avec mon sourire le plus chaleureux (vous ne le verrez pas, il n’y avait pas de photographe de l’autre côté) : « Sophie Dinh, traductrice ».

Lorsqu’il ajoute « Je suis le président du Conseil général », j’étouffe un « oups » et me déclare sincèrement ravie de faire sa connaissance.

Il me pose alors quelques questions sur le genre d’interprétations que j’effectue. Soulagée de savoir quoi répondre, j’explique succinctement que l’interprétation est une prestation orale, tandis que je suis traductrice, à l’écrit, et je lui montre un échantillon de mes dernières traductions publiées.

Hélas, la situation s’est gâtée avec sa réplique suivante, qui montrait clairement que soit il n’avait pas compris un mot de mon explication sur ce qui distingue un traducteur d’un interprète, soit il ne l’avait pas écoutée, mais voilà, il m’est clairement apparu que ce monsieur (je ne savais pas encore qu’il était ministre) ne faisait toujours pas la différence entre traducteur et interprète.

Avant que vous doutiez de mes compétences en explication, je tiens à préciser que tous les collégiens à qui j’ai eu l’occasion de décrire cette fameuse distinction l’ont assimilée sans difficultés.

Après ça, le monsieur nous a salués à nouveau très poliment et s’en est allé, suivi de ses accompagnateurs. C’est alors que mes voisins journalistes m’ont plongée dans une confusion infinie en m’apprenant à quelle personnalité j’avais eu l’honneur de m’adresser, et qu’elle était certainement très vexée que je ne l’aie pas reconnue.

Cela étant, permettez-moi, Monsieur le ministre, de vous souhaiter – bien qu’un peu tard – un bon anniversaire, et d’espérer qu’entre ma vexation de n’avoir pas été comprise dans mon explication et la vôtre, de n’avoir pas été reconnu, nous sommes quittes…

Si vous nous faites à nouveau l’honneur de visiter notre stand l’année prochaine, je vous promets de faire amende honorable.

En attendant, et avec l’autorisation de son auteur, je vous propose ce petit rappel illustré clair et concis (traduit par mes soins). L’original se trouve sur Mox’s blog, merci Alejandro !

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...