Articles contenant ‘traducteur’

Traducteurs : prévisionnels 2014

Vendredi 27 décembre 2013

Une fois n’est pas coutume, j’ai préparé mes classeurs comptables et prévisionnels avant le 1er janvier. Les voici donc, à votre disposition. Si vous y rencontrez des défauts, n’hésitez pas à me le dire pour que je corrige la version en ligne !

Pour une description de l’outil de planification : cliquez ici ou encore là.

Pour une description du prévisionnel comptable : cliquez ici.

Pour télécharger ces deux fichiers, c’est par ici.

Je vous souhaite une année riche de succès et de bons moments !

Carrefour des métiers d’Orléans

Lundi 10 janvier 2011

Vendredi et samedi derniers, l’APROTRAD présentait les métiers de la traduction au Carrefour des métiers d’Orléans.

J’y étais vendredi après-midi, pour assurer la permanence avec un collègue. Ayant eu la bonne idée d’arriver dès midi, j’ai découvert que le lycée hôtelier offrait aux exposants des petits fours plus exquis les uns que les autres et un apéritif original et sympathique. Je m’inscris d’ores et déjà pour l’année prochaine !

Du point de vue de l’information cependant, l’expérience m’a laissée sur ma faim. Le carrefour des métiers s’adresse à des élèves de 3e, un peu trop en amont, donc, pour nous.

Plusieurs catégories d’élèves se sont arrêtés sur notre stand cet après-midi-là.

L’efficace : il a sa liste de questions (en-quoi-consiste-votre-métier/dans-quel-lycée-faut-il-aller/combien-d’années-d’études-faut-il-faire) à remplir, histoire de prouver à son prof principal qu’il a bien rencontré différents métiers. Il ne s’intéresse absolument pas à la traduction ni à l’interprétation.

L’intrigué : flânant de notre côté, il est étonné par notre panneau « Traducteurs et interprètes » et, ayant un peu de temps à tuer, vient nous demander « ce que c’est, au juste, notre métier ». Personnellement, ça me fait plaisir de lui en donner une idée assez claire.

Le fourvoyé : il vient nous demander si « pour le journalisme, c’est bien ici ». Il n’est pas seul de sa catégorie, et nous finissons par comprendre que notre stand et le voisin (une école de design !) ont été décorés en jaune qui est la couleur des métiers de la communication pour le salon. Les aspirants journalistes espèrent donc que nous pourrons les aiguiller…

L’accompagné (par ses parents) : il traîne un peu les pieds, lit nos affichettes pour avoir l’air de participer et, après avoir écouté les grandes lignes de notre discours, se tourne vers ses parents d’un air interrogateur. Et les parents, qui ont posé toutes les questions, soupirent d’un air excédé que c’est LUI qui doit savoir si ça l’intéresse !

L’espoir : il parle déjà plusieurs langues (deux jeunes que j’ai vus maîtrisaient la langue des signes) et se demande sincèrement s’il pourra en faire son métier. En répondant à celui-ci, j’ai l’impression de semer une graine qui germera peut-être dans quelques années.

Bilan mitigé pour moi, donc. Mais une très bonne après-midi partagée avec des collègues !

Traducteurs : faut-il travailler pour des agences ou des clients directs ?

Samedi 20 mars 2010

Cette question et ses réponses possibles m’accompagnent depuis que je fais ce métier. Et d’après ce que je vois et entends autour de moi, nous sommes nombreux dans ce cas.

Fondée notamment sur l’illusion que l’herbe est plus verte dans le pré d’à côté et la traduction mieux reconnue, ma propre expérience est la suivante : fournissant mes services presque exclusivement à des agences, j’ai tendance (euphémisme) à considérer le travail en direct comme le Saint Graal, le but ultime, mon Objectif avec un grand O. Au point que dans mon imaginaire, le client direct est devenu pour l’agence ce que le travail indépendant est au salariat.

Mais, pragmatique et réaliste, je me doute bien que si c’était si bien que ça, personne ne travaillerait pour des agences. Et même, je connais des traducteurs chevronnés et compétents, qui font le choix de n’avoir que peu de clients directs. Ils ont sûrement de bonnes raisons.

J’ai en gestation une série de billets sur cette vaste question, axés sur le pourquoi et le comment d’une mutation de la clientèle d’un traducteur indépendant.

Je commencerai par dresser la liste des avantages et des inconvénients des deux options, histoire de bien voir où on va. Cette liste s’inspire de mes préjugés, des affirmations et suppositions de collègues éclairés et d’idées piochées au hasard de mes pérégrinations dans la blogosphère de la traduction.

Planification

Agences :

  • Les projets s’enchaînent sans trop de périodes creuses
  • Une même agence peut vous occuper de façon assez homogène sur l’année, par exemple en vous commandant un certain volume tous les mois

Direct :

  • Les projets arrivent de façon irrégulière
  • Une entreprise n’a pas forcément besoin de faire traduire un volume régulier. Il peut s’agir d’un e-mail un jour, un appel d’offres de 20 000 mots l’année suivante…

Tarif

Agences :

  • Plutôt plancher
  • Généralement imposé par l’agence
  • Il est très difficile de sortir du « prix au mot » et de facturer, par exemple, les heures interminables passées à convertir proprement des fichiers PDF, à rétablir la mise en page d’origine après la traduction, à faire des recherches lorsque le sujet est particulièrement pointu, à résoudre les problèmes techniques posés par certains fichiers, et j’en passe…

Direct :

  • Plutôt plus élevé
  • Fixé par le traducteur (ce qui n’exclut pas une négociation)
  • Le traducteur peut faire pour chaque mission un devis tenant compte des spécificités du projet.

Traduction assistée par ordinateur

Agences :

  • Une agence peut poser comme condition pour obtenir une commande que vous disposiez d’un outil de TAO. Vous l’achetez donc (un certain prix pas négligeable). Et du coup, on vous paie moins cher les répétitions et les phrases qui se ressemblent. Et en plus, vous demande parfois de fournir votre mémoire. C’est comme si vous faisiez venir un peintre pour rafraîchir votre cage d’escalier. Vous exigez qu’il achète un échafaudage. A lui de le configurer pour qu’il prenne appui sur les marches et tienne compte du quart tournant. Ensuite, comme il a gagné du temps en utilisant cet équipement au lieu d’un simple escabeau, vous le payez moins cher. Et par-dessus le marché, vous lui demandez de vous donner le plan de l’échafaudage qu’il a réalisé pour pouvoir le refiler au prochain peintre, que vous paierez encore moins cher puisqu’il n’aura pas besoin de dessiner ce plan…

Direct :

  • Vous pouvez choisir d’utiliser ou non un outil de TAO, et de faire ou non une petite remise sur les répétitions.

Prospection

Agences :

  • Vous envoyez votre CV à une agence, parfois elle vous teste, parfois non, elle entre vos coordonnées dans sa BDD et la collaboration peut démarrer. Si des traducteurs débutants lisent ceci, comprenez que c’est un peu résumé : il est judicieux de relancer l’agence, par téléphone ou par mail, jusqu’à ce que vous appeler devienne un réflexe. Mais les agences sont toujours à la recherche de traducteurs indépendants. Ce qui n’est jamais pas forcément le cas des entreprises.

Direct :

  • Vous repérez une entreprise qui exerce dans votre spécialité, avec vos langues de travail. Vous devez accomplir un énorme travail de prospection, soigner votre présentation en fonction de l’entreprise, c’est-à-dire faire du « sur mesures ». Pas question d’envoyer le même mail à tous vos prospects. C’est le travail d’un commercial, et vous, traducteur indépendant qui passez 80% de votre temps de travail seul devant votre ordinateur, vous êtes a priori mal équipé pour ça.

Fidélisation

Agences :

  • Lorsque vous avez commencé à travailler régulièrement pour une agence, à moins d’une dispute sérieuse ou d’une augmentation de vos tarifs mal ou non négociée, voire de la faillite de l’agence, vous pouvez être relativement sûr que ça va continuer.

Direct :

  • Même si vous avez réalisé un magnifique projet pour une entreprise, pour lequel on vous a abondamment félicité, il suffit parfois qu’elle soit sollicitée par un autre indépendant ou pire, une agence de traduction, moins cher que vous ou simplement précédé par une proposition de collaboration séduisante, pour qu’elle change de crèmerie du jour au lendemain et s’en aille voir – elle aussi – si l’herbe ne serait pas plus verte chez le concurrent. Pour éviter cela, il faut penser à pérenniser la relation.



Carrefour des métiers – compte-rendu

Samedi 27 février 2010

Ce matin s’est déroulé à Blois, au lycée Augustin Thierry, un Carrefour des métiers destiné aux élèves de seconde. À mon grand stress, j’y présentais le beau métier qui est le mien. J’appréhendais un chouïa, j’avoue, car la dernière fois que je me suis trouvée dans une classe avec une bande de lycéens remonte à l’époque préhistorique où j’étais moi-même lycéenne.

Le défi était d’autant plus ambitieux que les élèves étaient OBLIGÉS d’aller écouter pérorer trois intervenants. Je savais donc que j’allais devoir m’adresser à des jeunes pas forcément intéressés par la traduction. Pour tout vous dire, j’ai craint de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir les intéresser…

Mais aussi, j’étais très curieuse de savoir ce qu’ils venaient chercher. Quelle idée avaient-ils du métier de traducteur ? Quand j’avais 15 ans, si je connaissais l’existence de cette profession, j’imaginais qu’il s’agissait de traduire des livres. Point. La vocation m’est venue bien plus tard, presque par hasard, à l’improviste en tout cas.

Eh bien cette matinée a été très agréable pour moi (et j’espère aussi pour mes interlocuteurs). J’ai rencontré des élèves au minimum curieux de ce métier, et certains dont c’était vraiment le projet. Leurs questions étaient pertinentes, j’ai découvert avec plaisir leurs préoccupations, qui n’étaient d’ailleurs pas forcément celles auxquelles je m’étais préparée.

J’ai aussi été surprise – et ravie – que deux professeurs de langues viennent m’écouter et s’informer sur la possibilité pour eux de réorienter leur carrière ou d’ajouter une corde à leur arc.

Comme j’avais apporté une petite liste de sites web utiles (notamment celui de Profession traducteur) dont le présent blog, j’ajoute ici quelques éléments complémentaires spécialement destinés à mes visiteurs de ce matin.

Notamment, j’ai eu beaucoup de questions sur l’interprétariat, auxquelles j’ai eu du mal à répondre. Voici un lien vers le site de l’association internationale des interprètes de conférence. Vous y trouverez des interlocuteurs mieux informés.

Il y a aussi une association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel.

Et bien sûr, la Société Française des Traducteurs.

Vous pouvez me contacter par l’intermédiaire de ce blog si vous avez d’autres questions.

Le 28 février, Patricia commentait :

« Expérience intéressante, merci Sophie!
Vous évoquez les questions pertinentes et préoccupations des élèves à qui vous avez parlé. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?
Merci d’avance ! »

Le 2 mars, Alejandro commentait :

« Je suis heureux d’apprendre que tout s’est bien passé au lycée. Si tu as reçu des questions pertinentes, c’est sûr qu’ils ont bien aimé ta présentation.
Moi aussi, je suis intéressé pour les questions et preocupations des élèves… »

Ma réponse :

« Comme questions auxquelles je ne m’attendais pas, il y a eu : « Est-ce que vous travaillez en équipe ? Et « Est-ce qu’on voyage beaucoup ? ».
En revanche, j’attendais pas mal de questions sur le salaire, mais je n’en ai eu qu’une ou deux (il y avait plusieurs groupes d’élèves).
On m’a notamment demandé si on gagne plus comme interprète ou comme traducteur. Et là, je n’ai pas su répondre…
Plusieurs élèves m’ont demandé s’il y avait une différence du tarif au mot entre les différentes langues. J’ai été surprise qu’ils connaissent le mode de facturation le plus courant.
Les échos qui continuent de me parvenir font plaisir : il semble que plusieurs élèves aient été séduits par ce métier. »

Patricia:

« Cela fait *vraiment* plaisir de voir que des lycéens se sont renseignés pour poser de bonnes questions. Seriez-vous partante pour faire remonter ces infos à la SFT, qui joue aussi un rôle pédagogique auprès des écoles? »

Ma réponse :

« Oui, bien sûr. »

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